La fabrication des poteries

 

  • J’utilise principalement le tour pour façonner mes poteries. Après le tournage, il faut ensuite tournasser les pièces. Cela consiste à enlever de la matière, en sculptant les pieds des bols par exemple. Il faut parfois aussi mettre des anses, et assembler diverses parties, comme pour la théière par exemple. Découper le bec de la théière préalablement tourné, puis le coller sur le corps de la théière, avec la bonne inclinaison, bien en face de l’anse… la finition prend parfois plus de temps que le tournage en lui même.
  • . Après plusieurs semaines de séchage, j’enfourne les pièces. Elles sont cuites à 980°C : elles deviennent solides mais restent poreuses.
  • Après plusieurs jours de refroidissement du four, je défourne les poteries. Je peux ensuite décider de laisser la terre brute, de réaliser un décor avec une réserve d’émail, ou d’émailler totalement la pièce.
bol en grès, cru
bol en grès, cru
  • Pour émailler,  je crée mes émaux  avec des cendres végétales (cendres de sarments de vigne, de platane, de chêne…) et des poudres de roches  (feldspath, craie, silice, dolomie, kaolin…)
  • Les couleurs sont données par les oxydes, qui sont ajoutés aux poudres de roches, aux cendres et à l’eau qui composent l’émail.
  • Cet émail ressemble avant l’usage en quelque sorte à une « soupe aux cailloux » !
  • Une fois l’émail posé, les pièces sont de nouveau passées au four, à 1280°C cette fois. La terre devient alors non poreuse et résistante au gel.

 

Voici un reportage sur l’atelier, réalisé par l’Office de Tourisme de Conques Marcillac :

Adhérente du syndicat professionnel des métiers d’art.